Bundaberg

Lors d'un voyage, il est des bourgades qui vous coupent le souffle, d'autres qui vous laissent rêveurs et certaines qui vous donnent la nausée. Bundaberg fait partie de cette dernière catégorie.

L'histoire commençait pourtant bien. La ville aura donné son nom au rhum distillé sur place, célèbre dans tout l'Australie et nous avions hâte de goûter le fameux breuvage. Sur la longue route menant à "Bundy" les champs de canne à sucre, les bougainvilliers et les bananiers nous rappellent la Réunion et cerise sur le gâteau, nous continuerons à bosser dans les noix avec un producteur local.

Bundaberg

Les zones commerciales sur les premiers kilomètres civilisés ne nous offusquèrent pas outre mesure, les supermarchés étant immondes en général. Une fois en centre ville, le manque total de charme de la rue principale, des quais et de tout les bâtiments nous rebutera catégoriquement. Sans paniquer nous nous réfugions dans la bibliothèque municipale, étape traditionnelle pour nos jours fastes, à la recherche d'un peu de wifi. Même dans le temple de la culture aucun service habituel n'était proposé.


Tant pis pour cette fois, nous prenons la direction de la campagne à la rencontre de notre nouvel employeur. Fort heureusement un gars du cru, chapeau de cow-boy sur la tête, avec qui le courant passe très bien.
La nouveauté c'est que nous sommes un dizaine de voyageurs à travailler ensemble. Allemands, Anglais, Écossais, Japonnais, Coréens, Italiens... tous la vingtaine, venu en Australie découvrir la vie.

Bundaberg
Bundaberg

Ils nous apprennent qu'ils sont les victimes d'un business entre les gérants des hôtels et les fermiers. Les premiers recrutent, font office de logeurs et imposent aux seconds de ne pas embaucher par une autre voie (comme nous) pour garder le monopole.


Ils imposent aux jeunes travailleurs des conditions de vie précaires, leurs ponctionnent un loyer exorbitant et leur font croire qu'ils n'ont pas le choix. Thénardiers disait Hugo.
Pour couronner le tout, lorsque le weekend arrive, les locaux chassent l'étranger et les bastons de bar sont monnaie courante.


Après deux semaines de bons et loyaux services, installés confortablement dans la cambrousse, nous quittons les vergers pour retrouver l'essence de notre voyage: l'aventure!

Levés aux aurores...

Levés aux aurores...

Crocodiles ou pas?

Crocodiles ou pas?

On trouve de tout dans les vergers...
On trouve de tout dans les vergers...

On trouve de tout dans les vergers...

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